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Réfléxions Architecturales

Le Japon de Ito 2013 Mémoire

L'étude de l'œuvre de l'architecte Toyo Ito est fascinante. Architecte de l'essentiel, il s'est toujours opposé à l'architecture monumentale, préférant créer des espaces souples et malléables.

Né à Séoul, en Corée du Sud, en 1941, il s'installe au Japon dans la région du Kanto moderne, souvent en rivalité avec le traditionalisme du Kansai.

Toyo Ito est partagé entre deux mondes, à l'image de son pays et du palais de Katsura. Son approche architecturale couvre un large spectre d'inspirations, allant des engins spatiaux à la maison japonaise traditionnelle. Il extrait l'essence de l'architecture traditionnelle pour créer un nouveau modèle d'expression.

Puisant son inspiration dans le monde qui l'entoure, l'œuvre d'Ito peut être regroupée en quatre périodes principales : le "Jardin de Lumière", le "Jardin des Vents", le "Jardin des Puces Électroniques" et le "Jardin Contemporain".

De nombreuses publications, conférences et expositions l'ont propulsé sur la scène internationale, et en 2013, à l'âge de 71 ans, il reçoit le prestigieux prix Pritzker.

À travers ce mémoire, nous nous pencherons sur le Japon qui a fait de Toyo Ito un architecte d'exception.

Un Espace Cultuel Méditérranéen. 2014  Mémoire

Dans la tradition judéo-chrétienne, avant l'intervention créatrice de Dieu, la "Terre" était dans un état de chaos, informe et vide. Par amalgame avec le concept grec, cela représente la confusion initiale, indifférenciée et informelle de la matière et des éléments, antérieure à l'organisation du monde par l'intervention divine.

"...un homme qui cherche l’harmonie a le sens du sacré. Il est des choses qu’on n’a pas le droit de violer : le secret qui est en chaque être, un grand vide illimité où l’on peut loger ou ne pas loger sa propre notion du sacré - individuelle - totalement individuelle. Cela s’appelle aussi la conscience, et c’est cet outil de mesure des responsabilités ou des effusions, étendu du saisissable à l’insaisissable. Ma certitude, c’est que le sentiment religieux ne peut pas, hors d’un tête-à-tête (chez soi, au calme), émaner de peintures ou d’autres représentations, mais seulement d’une ambiance – fait architectural – du paysage. On doit être enveloppé et non pas seulement intéressé intellectuellement."

Extrait des paroles de Le Corbusier à l'inauguration du couvent Sainte-Marie de La Tourette à Éveux.

J'ai choisi de présenter une architecture qui unit la Méditerranée, les frontières, les hommes et les trois principales religions de notre monde contemporain.

"Nombril" de la civilisation, la Méditerranée a longtemps représenté un carrefour économique, scientifique et culturel entre l'Asie, l'Afrique et l'Europe. Depuis les premiers signes du monothéisme, 11 000 ans avant J.-C., sur le rivage de la Méditerranée, l'homme a développé l'agriculture pour subvenir à ses besoins vitaux et ses croyances pour répondre à un besoin spirituel. La Méditerranée a participé à la naissance du judaïsme, du christianisme et de l'islam, trois religions qui ont conquis le monde en ayant pour point de départ commun cette région.

Le projet est de réunir ces trois religions majeures de notre siècle dans un même lieu : prier, pratiquer, croire et partager ensemble la religion méditerranéenne. Ce lieu sera nommé "Un espace cultuel méditerranéen".

Ces trois religions partagent de nombreuses similitudes. Par une approche abstraite des formes et coutumes, j'ai cherché à rapprocher des thèmes essentiels à ces croyances. Pour ce faire, j'ai réalisé deux tableaux qui mettent en tension les différentes pratiques. Par l'analyse de mes recherches, on peut dire que ces religions sont "semblables", c'est-à-dire qu'elles ont le même objectif : guider l'homme à travers des barrières divines.

En effet, la base même de ces trois religions est la relecture des textes sacrés, qui évoluent selon les interprétations (David, Jésus, Mohammed). Que l'on prie debout, à genoux ou prosterné, on prie pour un même Dieu.

 

PLU ? Ami ou Ennemi. 2016 Mémoire

 

L'article 1 du code de déontologie définit l'architecture comme une expression de la culture. Ce même article nous rappelle nos missions, tant en ce qui concerne le respect de l'environnement, son intégration, que l'harmonie paysagère dans laquelle nous intervenons.

Avec la LCAP et son « permis de faire », cela ne signifie pas s'exonérer de l'obligation de prévoir un escalier de secours ou de respecter toutes les normes applicables à l'exercice de l'architecture, mais plutôt que les contraintes peuvent s'adapter au projet, et non l'inverse.

Fréquemment sollicités par des promoteurs, et faute de compétences sur lesquelles s'appuyer, les architectes maîtres d'œuvre acceptent parfois des projets "clef en main" qui les enferment dans la réalisation d'opérations tournées sur elles-mêmes, répondant à de simples logiques fonctionnelles et réglementaires.

Les maîtres d'œuvre architectes ne doivent donc pas hésiter à mobiliser les compétences mises à leur disposition : les CAUE, les DDTM, dont les avis permettent d'assurer la qualité des projets.

Nous, architectes, construisons les villes de demain et changeons le visage du quotidien en diffusant notre culture. Pour cela, il est nécessaire de s'intéresser à l'environnement professionnel qui gravite autour de notre métier, avec pour objectif de manier ces contraintes avec finesse pour ne pas les subir. Il est important de montrer qu'il existe de nombreuses solutions adaptées à chaque projet. Les services d'autorisation d'urbanisme attendent de nous un savoir et un savoir-faire, notamment en ouvrant le débat sur la réglementation du PLU.

La problématique initialement posée dans le titre ne semble pas justifiée et doit être réévaluée au regard de la profession.

En effet, la fabrication de la ville s'inscrit indiscutablement dans un cadre réglementaire. Le véritable défi consiste alors à créer une collaboration active où l'instructeur et l'architecte œuvrent ensemble pour le projet.

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